C'est d'abord un non à l'adresse des partis irlandais. Mais les Irlandais viennent de voter aussi contre le traité de Lisbonne, un traité sur lequel Nicolas Sarkozy c'était engagé personnellement.
Que pense la majorité ?
Les pays membres de l'Union européenne se sont cependant pour la plupart dits décidés à aller de l'avant. Le traité de Lisbonne "n'est pas mort" et "les dirigeants européens devront décider lors du sommet européen des 19-20 juin comment continuer", ont affirmé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre Slovène Janez Jansa, dont le pays préside l'UE.Une immense déception?
A Dublin, le Premier ministre irlandais Brian Cowen a reconnu une "immense déception" et un "revers potentiel" pour l'UE. Le dirigeant centriste, qui n'est au pouvoir que depuis un mois, a toutefois prévenu qu'il n'y avait pas de "solution miracle" à la crise provoquée par le "non" irlandais.
"Nous ne devons pas en tirer des conclusions hâtives... L'Union
(européenne) s'est déjà retrouvée dans cette situation auparavant et à chaque fois elle a trouvé par la concertation un moyen d'avancer
J'espère que nous pourrons encore le faire cette fois", a-t-il déclaré.
La fin du traité?
Dans le camp du "non", le président du parti nationaliste Sinn Fein, Gerry Adams, a déclaré: "c'est la fin du traité de Lisbonne". Il a ajouté que la victoire du "non" était "une base pour une renégociation" du traité, appelant le Premier ministre irlandais à se rendre à Bruxelles pour "obtenir un meilleur accord".
L'homme d'affaires Declan Ganley, figure des "nonistes", s'est félicité de ce "grand jour pour la démocratie"."C'est la troisième fois que le même message est envoyé par plusieurs millions de citoyens européens à une élite à Bruxelles non élue et qui n'a pas de comptes à rendre", a-t-il poursuivi.
Car la question n'est pas juridique mais politique :
Mais si le voisin irlandais dit "no", la pression risque d'être telle sur l'impopulaire Brown qu'il devra renoncer à cette procédure dénoncé par les nombreux eurosceptiques d'outre-manche.
Et si le Royaume-Uni s'abstient, de fait, le traité sera bel et bien mort.
Que dit alors Nicolas Sarkozy ?
Le chef de l’État français recommande ainsi que l’on « réfléchisse tous ensemble » : le vote irlandais « n’est pas un hasard, ce n’est pas une surprise », a-t-il déclaré samedi. « Beaucoup d’Européens ne comprennent pas la façon dont on construit l’Europe en ce moment », a reconnu Nicolas Sarkozy : "il faut qu’on en tienne compte très rapidement et qu’on change notre façon de faire l’Europe. L’idée européenne, on n’a pas le droit de la saboter, mais il faut qu’on fasse différemment ».
Commentaire
Slancha Va(Slainte Mhath) ! * Que la Guinness, la Kilkenny et le Jameson coulent à flots !
* : (autrement dit pour les non initiés : A votre santé !)