
Annoncés avec pompe pendant la campagne présidentielle et, plus formellement, à l'occasion de l'investiture du Chef de l'Etat en 2006, les cinq chantiers piétinent selon beaucoup de kinois.
Près de deux ans, en effet, après la mise en place des institutions issues des urnes, les cinq domaines prioritaires, ou plutôt les cinq chantiers, à savoir les infrastructures, l' eau et l'électricité, l'emploi, l'éducation ainsi que la santé ne sont qu'à l'étape embryonnaire. Si non, comment comprendre qu'un mois après l'arrivée des 14.000 tonnes d'engins chinois pour le début des chantiers, rien n'est signalé sur terrain. La plupart des routes, du moins dans la capitale, sont à leur état de délabrement initial, si elles se détériorent pas davantage. C'est ce que soutient Alain Malunga qui croit dur comme fer que la situation des tronçons routiers ne favorise pas l'évacuation des produits des centres de production vers les centres de consommation .
Pour Badjo,habitant la commune de Selembao, le chantier "eau et électricité" n'a porté aucun fruit jusque-là. Les kinois manquent d'eau potable et sont obligés de vivre dans le noir.
Quant à la santé, Loth Kitoko, étudiant à l'Institut du Pétrole et du Gaz, tout en constatant le retard pris dans ce secteur , estime qu'il faut accorder le temps au gouvernement qui, au bout de quelques mois, pourrait répondre aux attentes de la population.
Comme tous les autres chantiers, le chantier emploi n'est pas du tout reluisant . C'est ce qu'affirme Pisco Mendje, étudiant en électricité à l'Institut Supérieur des Techniques Appliquées.
S'agissant enfin de l'éducation, Bobo Kitumu, communicologue, dresse un bilan négatif. Ecouter le son (35 secondes).boomp3.com
Selon les animateurs de l'opposition, les cinq chantiers ne sont qu'un slogan en vue d'aider le pouvoir à vendre ses illusions. Lire la suite...