lundi 16 juin 2008

Mugabe montre ses limites



La démocratie n'est pas encore l'apanage de l'Afrique. Le continent continue à vivre les revers de médaille de la voie qu'elle s'est choisi voilà une dizaine d'années.

Le Zimbabwe qui s'est engagé dans la démocratie, ne finit de faire l'actualité dans le continent. Les dernières élections sont venues jeter de huile au feu, aggravant ainsi la situation de la population déjà en detresse.
Le Président zimbabwéen, Robert Mugabe, révèle le quotidien d'Etat The Herald dans son numéro de vendredi de la semaine écoulée, a brandi la menace d'une guerre, si l'opposition remporte au second tour le scrutin présidentiel du 27 juin prochain.

Au cours d'un meeting à Murehwa, au nord-est de Harare, a déclaré que d'anciens combattants de la guerre de libération des années 1970 lui ont demandé s'ils pouvaient prendre les armes.

Le président actuel du Zimbabwe, Robert Mugabe, défend farouchement son siège, selon TV5 cité par Afrik.com. A moins de deux semaines du second tour des élections présidentielles et en pleine période de violences politiques, la « guerre » à l’opposition est ouvertement déclarée : « Nous sommes prêts à mourir pour ce pays et à partir en guerre pour lui », a-t-il déclaré samedi à Harare.

Dans l'entretemps, l'opposition ne désarme pas. Elle tient à faire partir Robert Mugabe du pouvoir. Le numéro 1 de l'opposition, Morgan Tsvangirai, plusieurs fois arrêté et relaché, compte toujours sur le peuple et la communauté internationale pour s'assurer de la vitoire et surtout le bon déroulement des élections sur tout le territoire.

Les blogueurs Zimbabwéens parlent d’une journée d’élection calme, et un certain optimisme semble régner parmi les opposants au régime dictatorial de Robert Mugabe, qui estiment pouvoir, pour la première fois, exprimer librement leur point de vue politique. Le site This is Zimbabwe, ou Voici le Zimbabwe a publié des SMS envoyés par citoyens de tout le pays. Plusieurs d’entre eux soulignent la relative ouverture qui règne dans le pays.

D’autres sites comme kubatana.net, tenu par des activistes, mettent au contraire en évidence la présence militaire accrue à travers le pays.
Et pourtant, la commauté internationale ne se montre pas aussi préoccuper. La présence militaire de la ZADC, une institution internationale regroupant les pays de l'Afrique australe, qui a été souhaité par l'opposition a été contrée par Thabo Mbeki. Il estime que le zimbabwéens sont assès majeurs pour regler leurs différends.

Pendant ce temps, pour l'ambassadeur des Etats-Unis à Harare, le gouvernement zimbabwéen force les partisans de l'opposition à lui remettre leur carte d'identité pour obtenir de la nourriture. De sorte qu'ils seront dans l'incapacité de voter au second tour de l'élection présidentielle, rapporte nouvelobs.com. Une manière de privé l'opposition de ses voix.

Le contexte actuel permet d'imaginer une période trouble après les élections. Des populations contraints à l'exil et toutes autres conséquences néfastes en cas de victoire de l'opposition. Encore une portion de l'Afrique en feu et en sang. Mais au profit de qui tout ces malheurs.














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