lundi 16 juin 2008

L'Irlande dit non à l'Europe de Sarkozy

Les Irlandais ont dit "non" à une large majorité au traité européen de Lisbonne, plongeant l'Europe dans une nouvelle crise, trois ans après le rejet de la Constitution par les Français et les Néerlandais en 2005.

C'est d'abord un non à l'adresse des partis irlandais. Mais les Irlandais viennent de voter aussi contre le traité de Lisbonne, un traité sur lequel Nicolas Sarkozy c'était engagé personnellement.


Que pense la majorité ?

Les pays membres de l'Union européenne se sont cependant pour la plupart dits décidés à aller de l'avant. Le traité de Lisbonne "n'est pas mort" et "les dirigeants européens devront décider lors du sommet européen des 19-20 juin comment continuer", ont affirmé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre Slovène Janez Jansa, dont le pays préside l'UE.

Mais "il est clair que le traité n'entrera pas en vigueur au 1er janvier 2009", a toutefois souligné le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

Une immense déception?

A Dublin, le Premier ministre irlandais Brian Cowen a reconnu une "immense déception" et un "revers potentiel" pour l'UE. Le dirigeant centriste, qui n'est au pouvoir que depuis un mois, a toutefois prévenu qu'il n'y avait pas de "solution miracle" à la crise provoquée par le "non" irlandais.

"Nous ne devons pas en tirer des conclusions hâtives... L'Union
(européenne) s'est déjà retrouvée dans cette situation auparavant et à chaque fois elle a trouvé par la concertation un moyen d'avancer
J'espère que nous pourrons encore le faire cette fois", a-t-il déclaré.

La fin du traité?

Dans le camp du "non", le président du parti nationaliste Sinn Fein, Gerry Adams, a déclaré: "c'est la fin du traité de Lisbonne". Il a ajouté que la victoire du "non" était "une base pour une renégociation" du traité, appelant le Premier ministre irlandais à se rendre à Bruxelles pour "obtenir un meilleur accord".

L'homme d'affaires Declan Ganley, figure des "nonistes", s'est félicité de ce "grand jour pour la démocratie".

"C'est la troisième fois que le même message est envoyé par plusieurs millions de citoyens européens à une élite à Bruxelles non élue et qui n'a pas de comptes à rendre", a-t-il poursuivi.

Car la question n'est pas juridique mais politique :

Mais si le voisin irlandais dit "no", la pression risque d'être telle sur l'impopulaire Brown qu'il devra renoncer à cette procédure dénoncé par les nombreux eurosceptiques d'outre-manche.

Et si le Royaume-Uni s'abstient, de fait, le traité sera bel et bien mort.


Que dit alors Nicolas Sarkozy ?

Le chef de l’État français recommande ainsi que l’on « réfléchisse tous ensemble » : le vote irlandais « n’est pas un hasard, ce n’est pas une surprise », a-t-il déclaré samedi. « Beaucoup d’Européens ne comprennent pas la façon dont on construit l’Europe en ce moment », a reconnu Nicolas Sarkozy : "il faut qu’on en tienne compte très rapidement et qu’on change notre façon de faire l’Europe. L’idée européenne, on n’a pas le droit de la saboter, mais il faut qu’on fasse différemment ».

Commentaire

1 commentaires:

Gül a dit…

Slancha Va(Slainte Mhath) ! * Que la Guinness, la Kilkenny et le Jameson coulent à flots !
* : (autrement dit pour les non initiés : A votre santé !)





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Polémique autour du blocage des comptes bancaires de jean pierre Bemba

Le Procureur Général de la République, Mushagalusa Ntayondeza'ndi, a, dans le cadre d'une réquisition adressée à la Banque Internationale de Crédit, ordonné le gel des comptes du leader du Mouvement de Libération du Congo ainsi que ceux de son épouse et de ses enfants.

Dans sa parution de samedi dernier, le journal "La Libre", relayant la polémique née de cette décision du parquet général, indique que dans une motion d'information formulée à l'endroit du ministre de la Justice, Maître Symphorien Mutombo Bakafwa Nsenda, le député national Lisanga Bonganga, proche de Jean- Pierre Bemba, a émis quelques inquiétudes.

En effet, Il a déclaré que "si aujourd'hui la justice devient un outil au service des intérêts obscurs, des manipulations internes et internationales (...), nous allons vers la dérive totale de notre jeune démocratie".

Cet élu de la chambre basse du parlement et tous ceux qui sont d'accord avec lui affirment que la décision sus-évoquée est illégale, ceci dans la mesure où l'actuel Procureur Général de la République, récemment nommé, n'a pas encore prêté serment.

"En vertu de quoi peut-il bloquer les comptes des membres de sa famille même si l’intéressé a des ennuis judiciaires, alors que son immunité n’a pas encore été levée ?",s'interrogent-ils.

Pour les « anti-motion »,la mesure prise par le PGR reste légale malgré le fait qu'il n'ait pas encore prêté serment. Ils soutiennent par ailleurs que "la Convention de Rome ignore la notion des immunités au niveau de l’Etat signataire".

D'autre part, Revue2presse qui s'interroge sur ce gel sollicité par la Cour Pénale Internationale, fait réagir un universitaire qui voit à travers ladite démarche la volonté de poursuivre l'incriminé sur ses dérapages financiers en plus des préventions mises à sa charge.

‘‘Si la CPI décide d’enquêter également sur les dérapages financiers des autorités congolaises, cela est véritablement une bonne chose’’ a estimé un professeur d’université qui espère vivement que l’élan pris par la CPI ne s’arrêtera pas qu’à Jean Pierre Bemba. ‘‘Il ne serait pas inintéressant que tous les actes posés directement ou indirectement par les différents belligérants, sans exception de statut, ne puisse être scrutés par la CPI. Ainsi pourra-t-on mettre fin à cette prime donnée à la guerre en 2003, en instituant la formule 1+4’’, pense-t-il le plus sérieusement du monde.

La Cour Pénale Internationale invitée à éclairer l'opinion sur cette question préfère se taire. Pourtant, selon une source de la CPI qui a requis l'anonymat, la procédure du gel des comptes de JP Bemba est une procédure normale mais confidentielle. cela est arrivé aussi avec Thomas Lubanga.
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Les rebelles tchadiens veulent marcher sur Ndjamena

Les rebelles Tchadiens ont affirmé lundi qu'ils disposent de tous les atouts pour marcher sur Ndjamena et renverser le pouvoir du président IDRISS Déby.
Cette information a été aussitôt démentie par les autorités tchadiennes qui affirment que " les rebelles se complaisent dans des tapages inutiles en usant des actions d'ordre publicitaire sans fondement" .

Les rebelles ont ,par ailleurs ,accusé l'armée française de se battre aux côtés du gouvernement tchadien avant de menacer de tirer sur les avions ( ndlr français) qui survolent ,au quotidien, leurs positions.
Leur porte-parole a confirmé sur RFI avoir pris la ville d'Am-Dam pour"contenir les forces gouvernementales en alerte sur tous les axes et les empêcher de se regrouper pour contrattaquer".

Une autre colonne rebelle a attaqué samedi la localité de Goz Beida .
Le chef de la branche rebelle de l'union pour le changement démocratique , Hassaballah, a souligné dans une intervention a RFI que"ses forces vont affaiblir au maximum les troupes gouvernementales".

Le quotidien français" Libération "souligne à cet effet, la déclaration de Bernard Kouchner le week-end dernier à Abidjan : « nous ne sommes plus ceux qui interviennent pour maintenir les gouvernements en place en Afrique. C’est terminé tout ça. »

L’Observateur,un journal bourkinabé souligne que « pour le président Déby, le répit aura été de courte durée. En effet, après les violents affrontements de février dernier (…), le revoilà au creux de la vague. » Ce journal qui s'interroge sur le rôle de la France dans cette affaire doute de la neutralité de ce pays .

Les observateurs avertis estiment que les rebelles qui combattent le régime d'Idriss Dédy ne vont pas atteindre leur objectif d'autant qu'ils sont divisés dans leur philosophie et n'ont pas de points d'appui pour attaquer directement la capitale Ndjamena située loin de leurs bases ,frontalières du Sud Soudan.
Dernièrement , ils étaient déjà aux portes de Ndjamena où ils ont été chassés par les forces gouvernementales appuyées par l'armée française .
LOTO
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Arrestation de Jean-Pierre Bemba: les internautes s'interrogent

La nouvelle est tombée ce week-end. Jean-pierre Bemba Gombo, ancien vice-président et challenger de Joseph Kabila au deuxième tour des dernières élections présidentielles, s’est fait arrêter en Belgique et sera prochainement transféré à la Haye (Pays-Bas) au siège de la Cour pénale internationale.

Cette arrestation fait suite aux accusations de crimes contre l’humanité et crimes de guerre portées par le gouvernement de Centrafrique, se référant à des possibles massacres et d’autres violations perpétrés lors de l’intervention des hommes de Bemba (MLC) entre 2002 – 2003 en république Centrafricaine, alors qu’ils étaient allés prêter main forte à l’ancien président Ange Félix Patassé dont l’armée était attaquée par les forces de l’actuel président François Bozizé qui avaient fini par l’emporter.

Sur le site congoblog.net, nous pouvons lire: "Tous nous sommes conscients que même si ce n’est pas encore fait à ce jour, NKUNDA n’échappera pas à son tour de répondre de ses actes devant le CPI un jour. Aujourd’hui est un grand jour pour les victimes en ITURI, KISANGANI et en République Centrafricaine où les hommes de BEMBA ont semé la terreur."

Sur ce même site: "Moi je dis bravo. J’espère que les prochains seront Ruberwa et Nkunda. Que justice soit faite. Le chairman a voulu se moquer du destin, abandonnant ses business, terrain familial sur lequel papa l’avait bien préparé, pour jouer aux seigneurs de guerre!!! Malheureusement pour lui, les temps où on pouvait en toute impunité se moquer de la vie de cette façon est bien révolu!!!!"

Un autre: "Quant on lit vos commentaires, c’est à se demander comment Bemba a fait 42% des voix en 2006.ces personnes connaissient son passé, pourquoi ont-ils votés si fortement pour lui? D’ailleurs, si Bemba va en taule, il faudrait penser à y’envoyer également Kagamé le rwandais qui est le parrain du brigand Nkunda et Museveni l’ougandais.Il n’ya pas de raison que Bemba, qui a commis je le reconnais des actes abominables, soit le seul à être jugé. D’où ma question, à quand Kagamé,Nkunda et Museveni devant un tribunal?"


Par contre sur le site explique le déroulement dela manifestation pro Bemba devant le tribunal de Bruxelles. C'est le soutien total à Jean Pierre Bemba.

sur http://www.congovision.com/nouvelles/bemba_cpi.html, on annonce que JP Bemba va faire face à la Cour Pénale Internationale.


Le site afrikblog.com: "s’interroger sur la face cachée de la démarche des responsables des services secrets belges. Leur implication dans la précipitation qui a caractérisé l’arrestation du président national du MLC ouvre la voie à ce qu’une certaine opinion congolaise considère comme une sorte de politisation des procédures de la CPI. D’autant que, le sénateur Jean-Pierre Bemba n’était pas encore déclaré « persona non grata » en RD Congo.

Aucune disposition légale ne lui interdisait d’entrer dans son pays où ses pairs l’attendaient pour occuper son siège à la Chambre haute du parlement et prendre part à la désignation du porte-parole de l’opposition politique."
La conclusion de ces interrogqtions des internautes vient de lalibre.be pour ce site: "Il y a sans doute deux façons de considérer l'arrestation de l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, samedi à Bruxelles, sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI).
Celle des défenseurs des droits de l'homme, pour qui toute arrestation de responsable de violations des droits de l'homme est une bonne chose, surtout s'il s'agit d'un chef plutôt que d'un sous-fifre, comme c'est le cas de M. Bemba. Parce qu'à l'évidence l'arrestation d'une personnalité frappe l'imagination des potentats. Mais les incline-t-elle à moins violer les droits de l'homme ou à ne pas lâcher le pouvoir, de peur d'être poursuivis à leur tour ? Vae victis, malheur aux vaincus...Et puis il y a celle des Congolais et d'autres Africains. Certains regrettent la décapitation de l'opposition congolaise, déjà mal en point, qui va tracer un boulevard devant le président Joseph Kabila, très néophyte en matière de démocratie, et son entourage, ne connaissant de cette dernière que sa version mobutiste. Vae victis... Comment se fait-il, s'interroge-t-on à Kinshasa, que ce mandat d'arrêt soit exécuté au moment même où l'on essaie d'élire un porte-parole de l'opposition - qui aurait peut-être donné à M. Bemba un statut particulier et permis son retour ?"

L'avenir le dira...
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Les rebelles tchadiens progressent et la France ferme les yeux

Les rebelles tchadiens se dirige vers la capital N'djamena pour but de renversé le pouvoir en place dirigé par le president Idriss Deby. la France a declaré par la bouche de son ministre des affaires étrangères qu'il n'interviendra plus dans les conflits tchadiens.

Les rebelles tchadiens ont continué dimanche leur progression vers N'Djamena, prenant Am-Dam plus à l'ouest, dont l'importance est relativisée par les autorités qui s'affirment "sereines" en estimant que les attaquants ont investi des "localités dégarnies". "Nous avons investi la ville (d'Am-Dam) à la mi-journée. Les troupes gouvernementales n'ont pas offert une grande résistance", a affirmé à l'AFP Ali Gueddei, porte-parole de l'Alliance nationale -- regroupant les diverses factions rebelles--, joint par téléphone depuis Libreville. "Notre objectif n'est pas de prendre des villes mais d'ôter les obstacles sur la route de N'Djamena. Nous n'allons pas rester. Notre objectif est N'Djamena", a-t-il poursuivi, affirmant qu'il ne pouvait fournir de bilan sur les combats. Am-Dam est à 110 km au nord-ouest de Goz Beida, que les rebelles ont occupé quelques heures samedi, sur la route principale menant de Goz Beida vers l'ouest et vers N'Djamena à 600 Km.

Le ministre de la Communication tchadien Mahamat Hissène a affirmé toutefois que les autorités étaient "sereines". "L'armée déploie son plan et est en train de prendre le contrôle de la situation", a affirmé à l'AFP le ministre. "Il y a eu peu d'activité sur le plan militaire aujourd'hui (dimanche). Les mercenaires ont effectué un passage à Am-Dam où il n'y a pas de militaires et que six gendarmes. Nous savons qu'ils ont besoin de faire la publicité de leurs attaques auprès de leurs commanditaires", a-t-il ajouté. "Les rebelles évitent l'affrontement et font des sauts dans des localités dégarnies pour se faire une publicité médiatique", a commenté un officiel tchadien de haut rang. Auparavant, le chef de l'Alliance Nationale, le général Nouri, qui avait mené l'offensive sur la capitale en février, avait affirmé par téléphone à l'AFP que les rebelles étaient dispersés en plusieurs groupes et étaient en mouvement, rappelant que "l'objectif final était N'Djamena". Des sources militaires tchadiennes affirmaient dimanche matin que des groupes rebelles avaient pris la direction de l'est et de la frontière soudanaise, ajoutant qu'il n'y avait pas de combats dimanche matin. La rébellion avait aussi confirmé l'absence de combats au cours de la matinée.

Les 2 et 3 février, la rébellion tchadienne avait mené un raid et atteint N'Djamena à la surprise générale, encerclant notamment le palais présidentiel et étant tout près de renverser le régime du président Idriss Deby Itno. Interrogé sur la position de la France lors d'un déplacement à Abidjan, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé: "La France n'est pas intervenue et n'interviendra plus". Les rebelles reprochent notamment à la France, présente au Tchad depuis 1986 dans le cadre de l'opération Epervier avec des moyens aériens et terrestres, de fournir des renseignements militaires à l'armée tchadienne grâce à ses vols de "reconnaissance". La rébellion a brièvement occupé samedi la ville de Goz Beida, située à 75 km de la frontière soudanaise et entourée de camps de réfugiés.

Les personnels humanitaires de la ville, dont une partie ont passé la nuit dans le camp de l'Eufor - la force européenne déployée dans l'est du Tchad pour protéger les populations civiles et réfugiés du Darfour. Ils envisagent de reprendre leurs activités dans cette zone où vivent pas moins de 80.000 déplacés tchadiens et 36.000 réfugiés du Darfour, a indiqué Serge Malé représentant du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) au Tchad,.

Alors que les rebelles tchadiens ont repris ces derniers jours leur offensive vers la capitale, N'Djamena, Bernard Kouchner a très nettement pris ses distances avec ce conflit, dimanche 16 juin à Abidjan."Il n'y a pas de position de la France à entretenir. C'est un général irlandais qui commande l'Eufor (la force européenne chargée de protéger les réfugiés), avec dix-sept nations", dont la France, a répondu le chef de la diplomatie française à la question d'un journaliste sur la position de Paris dans la crise tchadienne. "La France n'est pas intervenue et n'interviendra plus", a-t-il ajouté lors de cette conférence de presse marquant la fin de sa visite en Côte d'Ivoire.
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Mugabe montre ses limites



La démocratie n'est pas encore l'apanage de l'Afrique. Le continent continue à vivre les revers de médaille de la voie qu'elle s'est choisi voilà une dizaine d'années.

Le Zimbabwe qui s'est engagé dans la démocratie, ne finit de faire l'actualité dans le continent. Les dernières élections sont venues jeter de huile au feu, aggravant ainsi la situation de la population déjà en detresse.
Le Président zimbabwéen, Robert Mugabe, révèle le quotidien d'Etat The Herald dans son numéro de vendredi de la semaine écoulée, a brandi la menace d'une guerre, si l'opposition remporte au second tour le scrutin présidentiel du 27 juin prochain.

Au cours d'un meeting à Murehwa, au nord-est de Harare, a déclaré que d'anciens combattants de la guerre de libération des années 1970 lui ont demandé s'ils pouvaient prendre les armes.

Le président actuel du Zimbabwe, Robert Mugabe, défend farouchement son siège, selon TV5 cité par Afrik.com. A moins de deux semaines du second tour des élections présidentielles et en pleine période de violences politiques, la « guerre » à l’opposition est ouvertement déclarée : « Nous sommes prêts à mourir pour ce pays et à partir en guerre pour lui », a-t-il déclaré samedi à Harare.

Dans l'entretemps, l'opposition ne désarme pas. Elle tient à faire partir Robert Mugabe du pouvoir. Le numéro 1 de l'opposition, Morgan Tsvangirai, plusieurs fois arrêté et relaché, compte toujours sur le peuple et la communauté internationale pour s'assurer de la vitoire et surtout le bon déroulement des élections sur tout le territoire.

Les blogueurs Zimbabwéens parlent d’une journée d’élection calme, et un certain optimisme semble régner parmi les opposants au régime dictatorial de Robert Mugabe, qui estiment pouvoir, pour la première fois, exprimer librement leur point de vue politique. Le site This is Zimbabwe, ou Voici le Zimbabwe a publié des SMS envoyés par citoyens de tout le pays. Plusieurs d’entre eux soulignent la relative ouverture qui règne dans le pays.

D’autres sites comme kubatana.net, tenu par des activistes, mettent au contraire en évidence la présence militaire accrue à travers le pays.
Et pourtant, la commauté internationale ne se montre pas aussi préoccuper. La présence militaire de la ZADC, une institution internationale regroupant les pays de l'Afrique australe, qui a été souhaité par l'opposition a été contrée par Thabo Mbeki. Il estime que le zimbabwéens sont assès majeurs pour regler leurs différends.

Pendant ce temps, pour l'ambassadeur des Etats-Unis à Harare, le gouvernement zimbabwéen force les partisans de l'opposition à lui remettre leur carte d'identité pour obtenir de la nourriture. De sorte qu'ils seront dans l'incapacité de voter au second tour de l'élection présidentielle, rapporte nouvelobs.com. Une manière de privé l'opposition de ses voix.

Le contexte actuel permet d'imaginer une période trouble après les élections. Des populations contraints à l'exil et toutes autres conséquences néfastes en cas de victoire de l'opposition. Encore une portion de l'Afrique en feu et en sang. Mais au profit de qui tout ces malheurs.














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Dégel dans la crise diplomatique RDC-Belgique

Constat d'apaisement dans la crise diplomatique entre la RDC et la Belgique déclenchée par les remarques qualifiées de discourtoises du ministre belge des Affaires étrangères à l'endroit des autorités congolaises sur la gestion de leur pays.

Les critiques émises par le chef de la diplomatie belge Karel De Gucht lors de la visite à Kinshasa au mois de mai d'une délégation ministérielle qu'il conduisait avait soulevé des réprobations des autorités congolaises qui étaient allées jusqu'à fermer les consulats de la RDC à Anvers et ceux de la Belgique à Lubumbashi et Bukavu.

Cette crise avait fait craindre le pire, notamment une rupture des relations diplomatiques entre la Belgique et son ancienne colonie. Mais ce point de non retour n'a heureusement pas été franchi. Un sursaut de prise de conscience a dominé surtout dans les milieux belges pour calmer les esprits surchauffés.

L'état actuel des relations entre la Belgique et la RDC justifierait aux yeux des Verts francophones un voyage d'Yves Leterme dans ce pays; "c'est d'ailleurs bien la seule fois où un voyage du premier ministre se justifierait", avait lancé Isabelle Durant du groupe Ecolo à la Chambre, comme le rapportait Actu24.be.

Le temps de l'orageuse controverse autour des remarques belges apparaît révolu. Il est signalé une reprise de service des émissaires de la diplomatie secète des deux pays. Les deux parties belge et congolais recherchent maintenant à colmater les brèches et à relancer la dynamique de coopération entre Kinshasa et Bruxelles ainsi que le laissent percevoir le ton de conciliation dans les propos des dirigeants des deux pays.

Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht (Open Vld), a souhaité ce lundi la fin du débat "stérile" sur le message qu'il a adressé aux autorités congolaises.

"Je souhaite que l'on mette fin, ici et là-bas, à un débat stérile sur le ton de mon message", a-t-il affirmé en ouvrant les traditionnelles "journées de contact diplomatiques", qui rassemblent plus d'une centaine d'ambassadeurs et de diplomates de haut rang, rappelés pour l'occasion à Bruxelles.

« On ne peut pas rester insensible à certaines choses qui se passent au Congo, mais il est vrai qu’on n’arrivera pas à avancer si on continue à se lancer des invectives. Je ne dis pas que c’est le cas pour l’instant, mais veillons à ce que les relations soient normalisées », a dit le chef du gouvernement belge. Un cabinet de crise a été mis en place à Bruxelles pour examiner la situation découlant des déclara­tions du ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Guchut.

De son côté, le Premier ministre Yves Leterme n'est pas resté indifférent. Il a plutôt réagi positivement dans le sens de l'accalmie de la situation. « Je veux rétablir la relation de confiance entre la Belgique et le Congo au cas où celle-ci était en danger".

"Nous avons, a renchéri le Chef du gouvernement belge, des relations privilégiées et prioritaires avec le Congo, une responsabilité particulière en tant que pays en rapport à cette partie du monde et tout incident qui mettrait aussi en péril le travail que les Belges effectuent sur place sous l’impulsion du gouvernement est une mauvaise chose ». Cette déclaration de Yves Leterme, a été reprise par le journal Libre Belgique dans son édition de lundi

Les scènes de mé­nage entre la Rdc et la belgi­que, on en a l’habitude. Il est anormal qu’on y revienne de façon cyclique sans le moindre calcul des consé­quences pour les deux pays. La dernière crise aura eu pour mérite, celui de dé­montrer que non seule­ment personne ne peut dire n’avoir besoin de l’autre, mais aussi per­sonne n’a pris la résolu­tion de la rupture. Il y a certes des moments d’émotions fortes.

Mais, plus personne n’a le droit de ramener ces deux peuples au vieux souvenir au moment où la po­pulation de deux pays s’est rajeunie, et qu’il y a une nouvelle classe poli­tique partout qui a besoin d’affronter les enjeux de la mondialisation. Kinshasa avait mal senti avec raison les pro­pos du ministre belge des Affaires Etrangères Karel De Gucht. Tout autre gou­vernement réagirait de la même façon.

On ne voit pas la Belgique acquies­cer si la Hollande clamait sur les toits qu’elle avait le droit moral d’immixtion dans les affaires belges. Chaque pays connaît des difficultés. Et la Belgique vient d’en sortir après plus de cent jours sans exécu­tif fédéral. Cela ne peut donner l’occasion à un autre pays de le traîner dans la boue.

Que la Bel­gique soit sortie de cette crise profonde qui mettait en mal l’unité nationale, c’est preuve que rien dans les affaires qui opposent les hommes n’est insoluble.



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Des émeutes au Maroc

Depuis le début du mois en cours, Sidi Ifni, petite ville marocaine de 20.000 habitants, a connu des évènements tragiques où les forces de l'ordre étaient obligés d'en venir aux manières fortes pour faire face aux émeutes qui ont suivi les soulèvements de fin mai, orchestrés par les jeunes chômeurs.

Et pour cause, le sous-développement qui bat son plein dans cette partie du Royaume, où l'Etat ne semble s'occuper que des activités du port qui lui son sources de revenu au détriment de la population abandonnée à son triste sort.

D'après Observers France 24 , les tensions ont débuté le 30 mai dernier, lorsque des centaines de chômeurs ont bloqué le port pour dénoncer la dégradation de leur niveau de vie. Un siège qui ne s’est achevé, ce week-end, qu’après l’intervention de la police. Les autorités affirment avoir géré la crise sans employer la force de manière excessive, précisant que la situation était désormais sous contrôle.

Mais, que s'est-il réellement passé ce début du mois de juin à Sidi Ifni ? S'interroge Hbalbladi.net. Au delà des causes et des détonateurs des émeutes, il faut se poser la question sur le comportement des forces de l'ordre.

Puisque, affirme-t-on, les émeutiers qui ont été pourchassés jusqu’à l’intérieur de leurs demeures, n’ont trouvé d’autre alternative que de se réfugier sur les hauteurs de la ville. Selon la presse marocaine, ils auraient été harcelés et encerclés par les forces anti-émeutes déployées pour mettre fin à cette révolte.

L’information parue dans les colonnes du quotidien indépendant marocain Le soir s'était ainsi confirmée: « Tabasser aveuglement des chômeurs et violer l’intimité de leurs maisons sont dans les conditions actuelles, une aventure aux conséquences incertaines ». A ce rythme, quelle tournure prendront ces événements? La presse locale semble craindre le pire.

La décision de mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire sur les évènements de Sidi Ifni est une bonne décision. Elle permettra de tirer les choses au clair dans le calme et l’objectivité. Cette commission devra nous dire où sont les dépassements — s'ils ont eu lieu —, quelle est leur nature, et quelles sont les responsabilités qu’ils impliquent.

Ce travail de vérification scrupuleuse des faits est le seul à même de donner à ces évènements leur vraie dimension. Une protestation légitime qui a sombré dans la violence pour finir par très mal tourné. Des émeutes qui ont largement dépassé le cadre de la loi, et la répression de ces émeutes qui a donné lieu à de larges dépassements de la même loi. L’une ou l’autre partie, à un moment, de ce drame absolu, en vase clos, est sortie du cadre de la légalité.

Le Magrheb dans un cycle de troubles

Ces évènements du maroc surviennent après ceux de l'Algérie et de la Tunisie. Gafsa, Oran, Alger, les foyers de contestations s'allument un à un depuis le début de l'année. Une colère dont les régimes en place veulent à tout prix limiter l'expression politique, quitte à tirer sur la foule, comme cela s'est produit en Tunisie.

Les récentes émeutes (ici et là), durement réprimées par les autorités, dépeignent une triste réalité. Les chiffres officiels du chômage parlent d’eux-mêmes. Ils s’élèvent respectivement au Maroc, en Algérie et en Tunisie à 9,7% 13,8% et 14,1% en 2007. Mais pour Kamel Chachoua, ces chiffres sont « en deçà de la réalité » et ne prennent pas en compte le réel malaise social du Maghreb.

On souligne entre autres le mal-être de millions de Maghrébins d’aujourd’hui, les réactions inadaptés des autorités et les conséquences du chômage sur une société en pleine métamorphose.

Diego Yesaya
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Bienvenue sur le blog de la formation Cifap à Kinshasa

Vous trouverez dans ce blog les articles réalisés par les participants à la formation "Perfectionnement presse Internet" organisée par le Cifap à Kinshasa (République démocratique du Congo), du 16 au 27 juin 2008, et financée par le ministère français des Affaires étrangères et européennes :
Ce stage est animé par Laure Ggnabé Blédou (LeNouvelObs.com et Yann Guégan (Rue89). Lire la suite...